Archives mensuelles : février 2018

Samedi 4 juin : marche des fiertés LGBT à Nancy

A Nancy, le 3 février 2016
La prochaine édition de la Marche des Fiertés LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres) de Nancy aura lieu le samedi 4 juin 2016.
Elle sera organisée par Équinoxe Nancy, épaulée par ses partenaires du Centre LGBT Lorraine-Sud, en particulier l’Association Nationale Transgenre (ANT) et les étudiant-e-s LGBT de Spoutnik Nancy, ainsi que par les nombreux membres de soutien de l’événement, parmi lesquels figurent des syndicats de salariés et d’étudiants, des associations des Droits de l’Homme, des entreprises LGBT-friendly, des partis politiques et quelques élu-e-s prenant position publiquement pour l’ensemble de nos principales revendications.
Depuis 2015, celles-ci demeurent hélas inchangées :
– l’application du mariage républicain dans toutes les mairies et pour tous les couples binationaux ;
– l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes ;
– le changement d’état civil libre et gratuit, en mairie, pour les personnes transgenres ;
– la réintégration des homosexuels et bisexuels masculins dans le circuit transfusionnel aux mêmes conditions que les autres donneurs.
Pour cette dernière édition avant la prochaine élection présidentielle, notre état d’esprit général est à la colère face aux renoncements répétés du pouvoir exécutif, qui a sacrifié l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et le respect des personnes transgenres à travers le changement d’état civil libre et gratuit, au nom des archaïsmes religieux défendus par la « Manif pour Tous ».
Gouverner au nom de la peur des intégristes homophobes, transphobes et sexistes, préférer diviser les Français-es au lieu de les rassembler par la solidarité et l’égalité des droits, n’est assurément pas le chemin pour construire une société apaisée où il fait bon vivre ensemble.

Le message politique et militant qui sera délivré sera donc clair : si les élu-e-s veulent les voix des mouvements progressistes en avril 2017, ils doivent agir avant !

Après le grand succès populaire et festif de l’édition du 30 mai 2015, qui avait rassemblé plus de 2000 personnes d’après la police, la Marche 2016, qui traversera à nouveau tous les quartiers les plus fréquentés de Nancy, attend un succès au moins équivalent.
 

LETTRE À FRANCE

A Nancy, le 19 avril 2016

Le samedi 4 juin prochain se déroulera la Marche des Fiertés Lesbienne, Gay, Bi et Transgenre (LGBT) de Nancy. Organisée par Équinoxe Nancy, ses partenaires du Centre LGBT de Lorraine-Sud (Association Nationale Transgenre, Spoutnik Nancy) et de nombreux partenaires issus des milieux associatifs, syndicaux et politiques progressistes, cette manifestation est le principal événement LGBT du sud lorrain, rassemblant au moins 2000 personnes.

Il s’agit de la dernière édition de cette marche avant les échéances électorales de 2017 : l’élection présidentielle en avril-mai, puis les élections législatives en juin. Fidèles à notre tradition revendicative et combative, nous souhaitons rappeler avec force notre colère face aux renoncements coupables du gouvernement socialiste, qui a trahi nombre de promesses électorales en matière de droits LGBT, et qui assume désormais ouvertement sa crainte de La Manif Pour Tous et consorts.

Certes, comme dirait l’autre, les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et dès 2012 nous avions mis en garde toutes celles et ceux qui avaient signé un chèque en blanc au candidat Hollande. Issu d’un courant politique « prudent » – pour ne pas dire frileux – sur les questions LGBT, François Hollande a hélas confirmé tous les doutes que nous avions placés en lui. Il y a certes eu le « mariage pour tous » de 2013, caution progressiste du président. Mais ce gouvernement aurait dû faire adopter ce texte plus rapidement, pour interrompre cette interminable mobilisation des mouvements réactionnaires voire ouvertement néofascistes, et la violente résurgence de l’homophobie et de la transphobie, dont on mesure la gravité des conséquences pour nous. Enfin, cette réforme ne nous fera pas fermer les yeux sur les oublis volontaires du gouvernement :

  • La procréation médicalement assistée (PMA) reste réservée aux femmes hétérosexuelles et mariées (ou en couple depuis au moins 2 ans), excluant toutes les femmes lesbiennes et célibataires qui doivent s’exiler pour simplement concevoir leur enfant.
  • Les personnes transgenres sont toujours stérilisées de force pour obtenir un état civil en concordance avec leur apparence, les plaçant dans une intolérable précarité face à l’emploi, au logement, à la protection sociale et à de nombreuses démarches élémentaires du quotidien.
  • Les homosexuels et bisexuels masculins restent discriminés face au don du sang, ou dans le meilleur des cas soumis à très puritaine obligation d’abstinence de 12 mois.

Il reste moins d’un an au gouvernement et à sa majorité pour agir, et suivre la voie d’un nombre croissant d’États qui avancent résolument vers l’égalité des droits. Pour ne citer que le changement d’état civil libre et gratuit en mairie des personnes transgenres, rappelons par exemple que le Parti Socialiste français est beaucoup plus conservateur et répressif que les droites colombienne, argentine ou encore norvégienne

Pour voter efficacement en 2017, nous nous assiérons sur les promesses ! Nous exigeons l’égalité et nous enverrons un message sans équivoque le 4 juin prochain :

AGISSEZ ou DÉGAGEZ !

Nous dévoilons à l’occasion de ce communiqué le visuel officiel de la Marche des Fiertés LGBT de Nancy 2016 :

Meurtre transphobe de Jeannot : CONTINUER LE COMBAT CONTRE LES PRÉDICATEURS DE HAINE

A Nancy, le 1er août 2016

Équinoxe Nancy appelle à rendre hommage à Jean-Pierre Humblot, pour le 13e anniversaire de sa mort, lors de la cérémonie organisée le 1er août à 18h30 sur la stèle érigée à sa mémoire.
Notre association entend ainsi rappeler les enjeux de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, et rendre hommage à un personnage reconnu et emblématique des combats portés par Équinoxe depuis sa création.
Le 1er août 2003, Jean-Pierre Humblot a été sauvagement assassiné alors que Nancy était frappée par une vague d’agressions homophobes et transphobes. La cérémonie annuelle à sa mémoire vise à rappeler la nécessité d’éradiquer toutes les formes de violences LGBT-phobes.
Le massacre d’Orlando du 12 juin 2016 aux États-Unis nous le rappelle : l’homophobie et la transphobie tuent encore massivement. Au-delà du chagrin et du soutien aux victimes et à leurs proches, les États du monde doivent s’engager concrètement et collectivement dans la lutte contre tous les intégrismes qui conduisent aux pires violences. La lutte contre l’idéologie djihadiste, diffusée par des prédicateurs de haine financés sans contrôle par des États alliés de la France en est assurément une composante.
Toutefois, l’actualité nous montre que les djihadistes ne sont pas isolés dans la croisade internationale contre les personnes LGBT. Ils ont des allié-e-s de fait bien de chez nous !
Quelle ironie de constater que des partisans engagés aux côtés de La Manif Pour Tous (comme Christine Boutin ou – plus localement – Valérie Debord) ont cru bon d’exprimer leur solidarité aux victimes d’Orlando, après avoir contribué à la propagation des discours de haine lors du « débat » sur l’ouverture du mariage républicain aux couples de même sexe ! Quelle ironie de lire qu’André Vingt-Trois – archevêque de Paris et opposant farouche à l’égalité des droits – fait le lien entre les attentats en France et « la légalisation des déviances », après avoir exprimé son « effroi » face aux attaques d’Orlando ! Ces contradictions ne sont pas soutenables et nous ne sommes pas dupes de ces forfanteries intéressées.
La commémoration en hommage à Jeannot nous rappelle constamment au devoir de mémoire et à la responsabilité face à tous les discours de haine. Équinoxe Nancy continuera de s’impliquer dans le travail de mémoire nécessaire à la lutte contre l’homophobie et la transphobie, tout en maintenant une position critique intransigeante face à celles et ceux qui entendent s’approprier nos combats sans payer le prix d’un positionnement ferme et sans la moindre ambiguïté !
Contacts : Jérémy BAUDOIN • Président // Kévin GALET • Secrétaire
 

JOURNÉE MONDIALE DE PRÉVENTION DU SUICIDE : NE RESTEZ PAS SEUL-E-S !

A Nancy, le 10 septembre 2016
D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus de 800 000 personnes par an meurent en se suicidant ; le nombre de tentatives est évidemment bien plus important. Plus de 10 000 personnes disparaissent chaque année en France (pour près de 200 000 tentatives) par suicide, qui est la 2ème cause de mortalité chez les 15-24 ans (après les accidents de la route) et la 1ère chez les 25-34 ans, ce qui la place parmi les pays européens les plus touchés.
Si l’on zoome sur les populations lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI), les chiffres sont encore plus frappants. Elles se suicideraient – selon l’estimation la plus basse – 4 fois plus que la moyenne. 30% des jeunes transgenres auraient fait au moins une tentative. Aucune classe d’âge n’est épargnée, mais les plus jeunes et les plus âgé-e-s sont les principales victimes.
SORTIR DE L’ISOLEMENT, BRISER LES TABOUS
Ce samedi 10 septembre a lieu la Journée mondiale de prévention du suicide. Tout au long de l’année, nos associations se mobilisent pour apporter écoute, soutien et entraide à l’égard des personnes LGBTI qui sont isolées, en questionnement, en difficulté et/ou discriminées à raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre.
Notre action ne se limite pas à agir au contact des personnes directement touchées par le mal-être. Par notre combativité face aux discriminations d’État, nous exigeons l’égalité des droits, sans concession, pour fournir un bouclier juridique et judiciaire aux personnes LGBTI. Un-e citoyen-ne protégé-e par la loi est un-e citoyen-ne en meilleure sécurité psychologique.
Enfin, l’une de nos missions est de sensibiliser inlassablement au poids des mots qui blessent et qui tuent, en particulier dans les médias de masse, à l’heure où se gausser des « travelos » sur TF1 ou des « madame-monsieur » sur Canal+ est encore considéré comme acceptable en 2016, au mépris des personnes écrabouillées au quotidien par les préjugés et les agressions de toutes sortes.
NE RESTEZ PAS SEUL-E-S : DES ASSOCIATIONS SONT LÀ POUR VOUS AIDER
À travers le Centre LGBT du Point Central, Équinoxe, Spoutnik Nancy et l’Association Nationale Transgenre unissent leurs forces à Nancy et en Lorraine pour venir en aide à toutes les personnes LGBTI et leurs proches, sans distinction.
Nous invitons toutes les personnes isolées à se rapprocher des associations LGBT, à Nancy comme ailleurs, pour trouver une écoute bienveillante et une communauté de valeurs, et afin de faire reculer durablement le mal-être, qui peut déboucher sur le suicide ou entraîner de nombreuses conduites à risques. Enfin, nous appelons l’ensemble des pouvoirs publics à prendre enfin la mesure du problème : outre les agressions et les crimes commis, les LGBT-phobies provoquent des milliers de suicides chaque année.
Face aux LGBT-phobies, tolérance zéro !
 
CONTACTS :

  • Jérémy BAUDOIN – Président Équinoxe Nancy
  • Kévin GALET – Animateur Spoutnik Nancy
  • Delphine RAVISÉ-GIARD – Porte-parole Association Nationale Transgenre

Pour Laurent Hénart, le Centre LGBT de Lorraine-Sud ne vaut pas un rond !

A Nancy, le 5 mars 2015
Depuis la création du Centre LGBT de Lorraine-Sud en 2008 à Nancy, la Ville de Nancy a toujours été l’un de nos partenaires. Cet engagement a été renouvelé chaque année, notamment à travers le versement annuel d’une petite subvention de fonctionnement.L’arrivée à la Mairie de Laurent Hénart a marqué un bouleversement total dans la volonté d’accompagner le mouvement LGBT local. 
Le 18 avril 2014, lors de la nomination de Pierre de Saulieu – qui fut responsable régional de la Manif pour Tous – aux écoles municipales de Nancy, Équinoxe avait vivement dénoncé ce mariage contre-nature pour M. Hénart, autrefois habitué à soutenir les revendications LGBT. Nous redoutions, dans ce contexte nouveau, une baisse des subventions municipales. Notre inquiétude était plus que fondée : après 7 années de collaboration, la Ville de Nancy ne versera aucune subvention à Équinoxe ! 
Notre demande du printemps 2014 était jusqu’ici restée lettre morte. Il aura fallu une intervention de l’élu d’opposition Antoine Le Solleuz au conseil municipal du 15 décembre, pour que la majorité daigne faire preuve du minimum de courtoisie attendu d’un maire en nous apportant une réponse officielle fin janvier 2015, sans doute pour fêter l’anniversaire d’Équinoxe…
Une décision absurde, contraire à l’héritage d’André Rossinot
La Ville de Nancy, qui se gargarise d’être à la pointe de la lutte contre les discriminations, affiche là tout son mépris pour le travail de nos bénévoles. Équinoxe s’interroge désormais ouvertement sur les critères d’attribution des subventions municipales. Première association de Nancy et de Lorraine-Sud, forte de plus de 100 membres, reconnue d’intérêt général et agréée « Jeunesse & Education Populaire par les ministères, organisatrice de la Marche des Fiertés de Nancy, fortement impliquée au niveau national dans la Fédération LGBT, ayant récemment remporté deux procès pénaux contre des agresseurs homophobes, et distribuant annuellement plusieurs milliers de préservatifs dans l’agglomération, entre autres actions,  Équinoxe est un acteur incontournable de la citoyenneté locale, dont les actions régulières en direction de tous les publics ponctuent toute l’année la vie des Nancéien-ne-s.
Que faut-il de plus pour bénéficier de la considération du Maire et de son adjointe aux Droits de l’Homme ?
Lutter réellement contre les discriminations !
Le Centre LGBT de Lorraine-Sud voit malgré tout l’avenir en toute liberté et en toute indépendance. C’est pourquoi nous lançons un appel à la générosité des Nancéien-ne-s pour promouvoir l’égalité et pour lutter contre l’intolérance. Soutenir Équinoxe en faisant un don (offrant une réduction d’impôt des deux tiers du don), c’est défendre la liberté d’expression, c’est soutenir une association efficace, et c’est lutter réellement contre les discriminations !
De justes droits ne se mendient pas, ils se conquièrent ! Et Laurent Hénart peut donc se le tenir pour dit : nous savonner la planche ne suffira pas à affaiblir notre détermination !
Mobilisés comme jamais,  nous donnons rendez-vous à tous les défenseurs de l’égalité, samedi 6 juin 2015 à Nancy, pour la Marche des Fiertés LGBT, co-organisée par Équinoxe et l’ANT, et soutenue par de nombreux autres partenaires.

SIGNATURE D’UNE “CHARTE LGBT” PAR LA VILLE DE NANCY : PAROLES, PAROLES…

A Nancy, le 6 octobre 2017
Ce jeudi 6 octobre, la Ville de Nancy signera à la Galerie Thermale une « charte d’engagement LGBT ». Rien ne dit pourtant, une fois les bulles de champagne évaporées, que Laurent Hénart rompra avec ses amis de La Manif pour Tous !
Équinoxe se désole de cette énième tentative de pinkwashing, tant la politique municipale en matière de lutte contre les LGBT-phobies est ambiguë, pour ne pas dire contradictoire. Depuis l’élection de Laurent Hénart, la Ville de Nancy n’a en effet eu aucun problème à intégrer dans son conseil municipal des éléments moteurs de la Manif pour Tous. La signature de cette charte s’inscrit ainsi dans la logique « des opérations de com’ » de la majorité municipale, destinées à générer du clic et du « like », au détriment de toute action concrète ou de prise de position sérieuse.
Aussi volontariste soit-elle, cette charte n’a aucune réelle valeur juridique. Signataire de ce texte sympathique, initié par L’Autre Cercle, association dont l’objet est de lutter contre l’homophobie en milieu professionnel, la BNP-Paribas vient pourtant d’être lourdement condamnée (600.000€ !) pour discrimination homophobe ! Comme le souligne la victime, soutenue par le Défenseur des Droits, « C’est bien que BNP-Paribas signe la Charte d’Engagement LGBT, il lui ne reste plus qu’à la respecter : mes harceleurs ont été promus et non pas sanctionnés. »
Nous le redisons à Laurent Hénart et à ses adjoints : rien ne vaut les garanties d’un accord signé entre les représentants des personnels et la municipalité, pour lutter efficacement contre l’homophobie et la transphobie. Et là, nous attendons toujours…
Cette situation paradoxale fait écho à la récente polémique provoquée par l’association Le Refuge, son directeur général n’hésitant pas à remercier par tweet Valérie Debord pour son « engagement ». La même Valérie Debord, adjointe de Laurent Hénart, qui a défilé en tête des cortèges de la Manif pour Tous ! Rappelons qu’en 2013, une vague d’homophobie et de transphobie déferlait sur la France, provoquant une hausse du nombre de mises à la porte de jeunes LGBT par leurs parents… Le nombre global de signalements à SOS Homophobie était lui en hausse de 80%, et se maintient depuis à un niveau inquiétant !

Rappelons enfin que la Ville de Nancy version Laurent Hénart combat l’action des deux plus grosses associations LGBT locales, Équinoxe et l’Association Nationale Transgenre, qui ont pour seul tort d’être particulièrement revendicatives et indépendantes. À ce jour, Équinoxe gère et anime à Nancy un des plus importants Centres LGBT de France, mais surtout le seul à bénéficier d’une subvention municipale de… 0€ ! Laurent Hénart préfère manifestement dilapider l’argent du contribuable (près de 25.000€ depuis novembre 2014) dans sa propre Maison LGBT, absolument docile et fermée au public depuis près de 3 mois…


Nous appelons la majorité UDI-LR de Nancy à changer résolument de braquet dans sa prétendue « lutte sans concession contre l’homophobie et la transphobie ». Plutôt que de prendre la pose devant les objectifs sur des engagements factices, nos élu-e-s doivent saisir l’opportunité des imminentes échéances électorales pour soutenir publiquement et dans les assemblées nos revendications, en particulier l’ouverture de la PMA à toutes les personnes aptes à porter un enfant, et le changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes transgenres, en conformité avec les textes du Conseil de l’Europe votés par la France.
La municipalité doit également soutenir (financièrement et politiquement) les associations du Centre LGBT de Lorraine-Sud, qui totalisent près de 250 membres, occupent un rôle central dans la Fédération LGBT nationale, et qui sont les seules à Nancy à pouvoir se porter parties civiles auprès des victimes d’agressions et de discriminations.
 
Contacts : Jérémy BAUDOIN • Président / Kévin GALET • Secrétaire

Assemblée générale d’Équinoxe : une asso’ qui grandit et qui mûrit

Le 21 janvier 2017, lors de sa neuvième assemblée générale, Équinoxe Nancy a réuni ses membres dans les locaux du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, en présence des associations du Centre LGBT de Lorraine-Sud.
À cette occasion, le bureau de l’association a présenté son bilan, en présence de Delphine RAVISÉ-GIARD (porte-parole de l’Association Nationale Transgenre), d’Audrey PENVEN (responsable de Spoutnik Nancy) et de Stéphanie NICOT (Présidente de la Fédération LGBT). Nous y avons rendu compte de nos activités, marquées cette année par la campagne à destination des jeunes adultes, par les demandes en provenance du secteur éducatif, mais aussi par l’accueil d’un nombre croissant de réfugié·e·s LGBTI dans nos locaux.
Cette croissance des activités va de pair avec la croissance du nombre d’adhérent·e·s : 163 à jour de cotisation cette année, soit une augmentation de 29 %. Nous avons dégagé des priorités pour faire face à cette progression : une meilleure maitrise du droit et de l’accueil des réfugié·e·s, le renouvellement des responsables associatifs par la formation des jeunes, dès la rentrée prochaine, et l’approfondissement du projet éducatif de l’association. En outre, en dépit d’un conseil d’administration mixte et divers depuis 2008, Équinoxe travaillera à mieux intégrer les femmes et toutes les minorités dans ses instances pour être encore plus représentative.
Financièrement, la générosité de ses membres et le soutien du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle permettent pour l’instant à Équinoxe d’assurer la pérennité de ses activités. Toutefois, la subvention versée par le Conseil départemental a été revue à la baisse, probablement en raison de la disette budgétaire actuelle. Pour l’heure, outre l’absence de subvention de la Ville de Nancy depuis 2014, nous sommes tributaires d’un contexte national de réduction des subventions publiques qui menace l’avenir de nos financements. Le contexte électoral a été largement discuté. Nous suivrons les scrutins présidentiels et législatifs avec attention, en nous appuyant sur le contenu des programmes des différents candidats et candidates, sans appel au vote. Il est clair, en l’espèce, que la PMA sera la pomme de discorde de ces élections.
La Ville de Nancy a récemment demandé à rencontrer nos associations. Malgré un contentieux très lourd (intégration de leaders régionaux de La Manif Pour Tous au conseil municipal, suppression de toute subvention au Centre LGBT de Lorraine-Sud, soutien financier massif à des groupuscules gays marqués politiquement à droite, etc.), les associations du Centre LGBT ont accepté ce rendez-vous, qui s’est tenu à l’Hôtel de Ville le 12 janvier 2017. Nous avons rendu compte de ces discussions à nos adhérent·e·s. Nous y avons notamment exprimé notre inquiétude face au choix de Laurent Hénart, maire de Nancy et président du Parti Radical, de soutenir François Fillon (hostile à tous nos droits et anti-IVG notoire) à l’occasion de l’élection présidentielle (après avoir soutenu Alain Juppé à la primaire de la droite…). La Ville ne nous ayant pour le moment pas fait connaître ses propositions éventuelles, aucun partenariat n’est à l’ordre du jour pour l’instant. Laurent Hénart veut-il, au-delà des élections du printemps 2017, renouer un dialogue constructif avec le Centre LGBT de Lorraine-Sud ?[1] L’avenir le dira.
Nous pouvons donc nous réjouir d’un bilan remarquable, largement validé par nos membres. Comme tout bilan, il reste perfectible : notre association doit en effet travailler aux conséquences de l’accroissement et de la diversification de ses activités, en particulier en améliorant son fonctionnement et en diversifiant ses ressources (les dons, par exemple, doivent être encouragés). Le fonctionnement interne du Centre LGBT et de ses trois associations partenaires (Équinoxe Nancy, l’Association Nationale Transgenre et Spoutnik Nancy) fera l’objet d’une réflexion commune de nos structures au cours de l’année.
[1] Soulignons que Nancy est, actuellement, la seule ville de France où une municipalité a coupé toute subvention au Centre LGBT de la ville.
 

Le sexisme, enjeu vital pour le mouvement LGBTI

Mardi 7 février s’est tenu à la Cour d’appel de Nancy le procès en deuxième instance entre Équinoxe Nancy et deux des membres du groupuscule néofasciste « Lorraine Nationaliste », poursuivis pour menaces de mort faites à raison de l’orientation sexuelle depuis juin 2014, suite au déploiement d’une banderole haineuse au terme de la Marche des Fiertés LGBT de Nancy, invitant les manifestant-e-s à « aller brûler en enfer ».
Condamnés en première instance le 30 janvier 2015 par le Tribunal correctionnel de Nancy à 6 et 8 mois d’emprisonnement avec sursis, à 3000€ de dommages-intérêts et à la prise en charge des frais de justice, les deux prévenus ont cette fois été relaxés par la Cour d’appel.
Notre association Équinoxe est extrêmement choquée du dénouement de cette audience, qui intervient au terme de près de 3 ans de procédure. Si la défense a invoqué, comme nous l’attendions et à l’image de l’audience en première instance, « un procès fait à des idées politiques qui dérangent » et « son droit à la liberté d’expression », nous espérions un message de grande fermeté envoyé par l’institution judiciaire à ce groupe néofasciste extrêmement virulent, dont les sympathisants n’avaient pas hésité à menacer directement l’officier de police qui a mené l’enquête.
Au-delà du seul cas des militant-e-s de Lorraine Nationaliste, cette décision judiciaire est un signal particulièrement inquiétant pour les minorités les plus discriminées, qui ne seront pas protégées par la jurisprudence face aux formations les plus radicalisées et les plus haineuses qui sévissent sur le territoire français. Menacer violemment une manifestation festive en faveur de l’égalité des droits relèvera désormais de la liberté d’expression.
Équinoxe Nancy, Centre lesbien gay bi & transgenre de Lorraine-Sud, a encore la possibilité de former un pourvoi devant la Cour de cassation, et étudiera dans les prochains jours les différents recours dont elle dispose avec son avocat Me Stéphane Massé.
 
 

Équinoxe c/ Lorraine Nationaliste : les militants néofascistes relaxés en appel !

A Nancy, le 16 mars 2017
Mardi 7 février s’est tenu à la Cour d’appel de Nancy le procès en deuxième instance entre Équinoxe Nancy et deux des membres du groupuscule néofasciste « Lorraine Nationaliste », poursuivis pour menaces de mort faites à raison de l’orientation sexuelle depuis juin 2014, suite au déploiement d’une banderole haineuse au terme de la Marche des Fiertés LGBT de Nancy, invitant les manifestant-e-s à « aller brûler en enfer ».
Condamnés en première instance le 30 janvier 2015 par le Tribunal correctionnel de Nancy à 6 et 8 mois d’emprisonnement avec sursis, à 3000€ de dommages-intérêts et à la prise en charge des frais de justice, les deux prévenus ont cette fois été relaxés par la Cour d’appel.
Notre association Équinoxe est extrêmement choquée du dénouement de cette audience, qui intervient au terme de près de 3 ans de procédure. Si la défense a invoqué, comme nous l’attendions et à l’image de l’audience en première instance, « un procès fait à des idées politiques qui dérangent » et « son droit à la liberté d’expression », nous espérions un message de grande fermeté envoyé par l’institution judiciaire à ce groupe néofasciste extrêmement virulent, dont les sympathisants n’avaient pas hésité à menacer directement l’officier de police qui a mené l’enquête.
Au-delà du seul cas des militant-e-s de Lorraine Nationaliste, cette décision judiciaire est un signal particulièrement inquiétant pour les minorités les plus discriminées, qui ne seront pas protégées par la jurisprudence face aux formations les plus radicalisées et les plus haineuses qui sévissent sur le territoire français. Menacer violemment une manifestation festive en faveur de l’égalité des droits relèvera désormais de la liberté d’expression.
Équinoxe Nancy, Centre lesbien gay bi & transgenre de Lorraine-Sud, a encore la possibilité de former un pourvoi devant la Cour de cassation, et étudiera dans les prochains jours les différents recours dont elle dispose avec son avocat Me Stéphane Massé.

Élections présidentielles : un vote décisif

Communiqué de presse du 21 avril 2017
L’élection présidentielle qui se déroulera dès dimanche prochain sera décisive pour les droits des personnes Lesbiennes, Gaies, Bisexuelles, Transgenres et Intersexes (LGBTI). Elle se déroule dans un contexte mondial et européen tendu, où la vie et les droits des personnes LGBTI sont clairement mis en danger par des gouvernements ouvertement homophobes et transphobes, comme en témoignent la situation qui se dégrade aux Etats-Unis ou la tragédie en Tchétchénie.

Nous déplorons le front uni de la droite extrémisée et de l’extrême-droite, qui communient main dans la main dans cette atmosphère d’homophobie et de xénophobie. Si leurs programmes sont ouvertement homophobes, leurs propositions non moins xénophobes menacent de façon immédiate le droit à l’existence des demandeuses et demandeurs d’asile LGBTI. Nous avons une pensée pour celles et ceux dont nous défendons les droits au quotidien. Or, bien que directement concernées, ces personnes n’ont pas le privilège du droit de vote. Voter est donc un devoir moral à leur égard.
Notre consternation est totale face au choix de Laurent Hénart, maire de Nancy, de soutenir jusqu’au bout la candidature de François Fillon, de s’afficher sans vergogne parmi ses principaux soutiens lors du « grand débat » en prime-time sur TF1 !
La droite française devra un jour faire son aggiornamento sur les questions d’identité de genre, d’orientation sexuelle, voire de lutte contre le sexisme. Dans le monde, des partis de droite ont fait ce travail humaniste et sont en effet parfois à l’origine de grands progrès sur les questions LGBTI (comme au Canada ou en Colombie, entre autres).
Nous constatons encore qu’en 2017 les LGBTI-phobies sont fortement présentes dans beaucoup de programmes présidentiels. Et cela vaut également pour des candidat(e)s qui prétendent sincèrement lutter contre elles, comme par exemple Benoit Hamon ou Philippe Poutou, tous deux favorables au « diagnostic » des personnes transgenres et donc au principe de pathologisation, propositions hélas aussi revendiquées par des organisations LGB « T » comme l’Inter-LGBT à Paris.
De son côté, si Emmanuel Macron s’est résolu à écrire récemment une lettre-type au mouvement LGBTI, il est loin des candidats les mieux classés! Soulignons en effet qu’il se satisfait des dispositions rétrogrades de la loi « Justice du 21ème siècle » vis-à-vis des personnes transgenres, et suspend l’ouverture de la PMA aux délibérations byzantines du Comité Consultatif National d’Éthique
A contrario, le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, bien qu’imparfait, est incontestablement le plus abouti concernant l’égalité des droits et le respect des droits humains des personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre.
Ce tour d’horizon montre que nos propositions, pourtant de bon sens et majoritairement acceptées dans la société, ont du mal à s’imposer avec évidence dans la plupart des courants politiques, de gauche comme de droite !
Si nous n’appellerons évidemment pas à voter pour un-e candidat-e, nous invitons chacun-e à se décider en conscience, en prenant en compte les conséquences larges du scrutin sur les demandeuses et demandeurs d’asile, sur les libertés publiques et sur l’égalité des droits.