Équinoxe c/ Lorraine Nationaliste : les militants néofascistes relaxés en appel !

A Nancy, le 16 mars 2017
Mardi 7 février s’est tenu à la Cour d’appel de Nancy le procès en deuxième instance entre Équinoxe Nancy et deux des membres du groupuscule néofasciste « Lorraine Nationaliste », poursuivis pour menaces de mort faites à raison de l’orientation sexuelle depuis juin 2014, suite au déploiement d’une banderole haineuse au terme de la Marche des Fiertés LGBT de Nancy, invitant les manifestant-e-s à « aller brûler en enfer ».
Condamnés en première instance le 30 janvier 2015 par le Tribunal correctionnel de Nancy à 6 et 8 mois d’emprisonnement avec sursis, à 3000€ de dommages-intérêts et à la prise en charge des frais de justice, les deux prévenus ont cette fois été relaxés par la Cour d’appel.
Notre association Équinoxe est extrêmement choquée du dénouement de cette audience, qui intervient au terme de près de 3 ans de procédure. Si la défense a invoqué, comme nous l’attendions et à l’image de l’audience en première instance, « un procès fait à des idées politiques qui dérangent » et « son droit à la liberté d’expression », nous espérions un message de grande fermeté envoyé par l’institution judiciaire à ce groupe néofasciste extrêmement virulent, dont les sympathisants n’avaient pas hésité à menacer directement l’officier de police qui a mené l’enquête.
Au-delà du seul cas des militant-e-s de Lorraine Nationaliste, cette décision judiciaire est un signal particulièrement inquiétant pour les minorités les plus discriminées, qui ne seront pas protégées par la jurisprudence face aux formations les plus radicalisées et les plus haineuses qui sévissent sur le territoire français. Menacer violemment une manifestation festive en faveur de l’égalité des droits relèvera désormais de la liberté d’expression.
Équinoxe Nancy, Centre lesbien gay bi & transgenre de Lorraine-Sud, a encore la possibilité de former un pourvoi devant la Cour de cassation, et étudiera dans les prochains jours les différents recours dont elle dispose avec son avocat Me Stéphane Massé.