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Equinoxe Nancy · Centre LGBTI+ de Lorraine-Sud

  • Déclarée le 26 février 2008 sous le numéro W54300269 · SIRENE 519 675 466 00022
  • Bénéficiaire de l’agrément « Jeunesse et Éducation populaire » depuis le 26 novembre 2013 sous le numéro 54-2513
  • Reconnue d’intérêt général à caractère social le 17 juin 2014 par la Délégation Départementale des Finances Publiques de Meurthe-et-Moselle.

Equinoxe co-dirige le Centre LGBTI+ aux côtés de l’Association Nationale Transgenre et de Spoutnik Nancy. L’association est membre de la Fédération LGBTI+.

Président et directeur de publication : Jérémy Baudoin · Mail : via formulaire de contact · Numéro : 06.51.83.76.54 (uniquement dans le cas d’une urgence)

Hébergeur : ONLINE SAS BP 438 75366 PARIS CEDEX 08

Mise à jour : 2 août 2018

Transphobie : Laurent Hénart a avoué !

Message transmis aux adhérent·e·s de l’association le 27 juillet 2018

L’an dernier, l’Association Nationale Transgenre avait ostensiblement boycotté la cérémonie en hommage à Jean-Pierre Humblot de 2017, cérémonie chapeautée par la Ville de Nancy. À l’approche de la cérémonie de 2018, Équinoxe souhaite communiquer à ses membres et au public les évolutions (positives) sur le dossier des courriers transphobes de la Ville de Nancy.

Depuis l’adoption de la loi « Justice du 21e siècle » (et la circulaire du 17 février 2017 qui l’accompagne), les personnes qui souhaitent changer de prénom peuvent en faire la demande à l’officier d’état civil de leur mairie. Or, si la Ville de Nancy s’est conformée à ses obligations légales, le traitement administratif des dossiers s’effectuait sous le prénom de naissance des personnes. Une procédure administrative frappée de transphobie manifeste. Dans ces conditions, l’ANT ne voulait pas être associée à un événement de la Ville de Nancy prétendument respectueuse des droits humains, a fortiori pour rendre hommage à une victime de transphobie.

Suite au discours de Jérémy Baudoin (Président d’Équinoxe) à la Marche des Fiertés LGBTI+ de Nancy (le 2 juin dernier), Monsieur Laurent Hénart a publié une réponse éclairante dans l’Est Républicain, le 26 juin dernier.

Dans cet article, il explique ceci : « Le traitement administratif, notamment les correspondances écrites, était jusqu’alors toujours en corrélation avec le genre mentionné dans l’état civil au moment de l’envoi du courrier. Laurent Hénart s’est assuré il y a quelques semaines auprès du service municipal que cette application s’accompagne de la meilleure bienveillance possible afin que le traitement administratif, notamment les correspondances écrites, soient en corrélation avec le genre par lequel se définissent les demandeurs« .

Monsieur le maire admet donc sans sourciller qu‘il aura mis un an à se soucier des pratiques transphobes des services de l’état civil de la Ville de Nancy. On se demande s’il aurait bougé le petit doigt sans la mobilisation des associations militantes et la saisine par l’ANT du Défenseur des Droits

Il n’en demeure pas moins que, si Monsieur Laurent Hénart a véritablement fini par bouger (et nous le saurons bientôt), il aurait pu s’éviter de pareilles déconvenues. La propre responsabilité du premier édile municipal ne saurait masquer la responsabilité des autres acteurs de ce dossier associatif qui a trait au respect des droits fondamentaux.

Nous pointons en particulier la responsabilité de la Délégation aux Droits de l’Homme sur un dossier qui relève ainsi, dans l’organigramme municipal, de sa compétence politique et technique. Au-delà de l’aspect politique, nous avons noté que Monsieur Franck Divet-Porterat, Chargé de Mission aux « Droits de l’Homme », n’a pas daigné contacter les associations du Centre LGBTI+ de Nancy sur ce point. Ajoutons qu’il évite soigneusement toute prise de contact avec nos associations, représentatives et ultra-majoritaires, dans l’organisation des événements de la Ville de Nancy sur les questions LGBTI.

Concernant le dossier des courriers transphobes de l’état civil, si Monsieur Divet-Porterat avait conseillé la consultation en amont de l’ANT (comme le suggère la Résolution 2015-2048 de l’Assemblée du Conseil de l’Europe), il aurait évité bien des déconvenues à sa hiérarchie. S’il s’était adressé sans délai à l’ANT avant d’alerter le maire, la situation aurait pu être assainie en quelques semaines. Mais sa partialité et son implication personnelle dans le mouvement LGBTI à Nancy privent la Ville de Nancy et les associations LGBTI d’un interlocuteur doté des compétences et de l’éthique professionnelles requises.

Cette année encore, nous portons la mémoire de nos morts

Samedi 12 mai 2018
Comme chaque année, le Centre LGBTI+ de Nancy s’engage dans des actions associatives autour du 17 mai, Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT). Le combat pour l’égalité ne s’arrêtera pas. La Marche des Fiertés du samedi 2 juin fermera un printemps riche en activités militantes et conviviales, destinées à rendre visibles des combats encore trop souvent ignorés du grand public.
Le programme de l’IDAHOT 2018 mis en œuvre par le Centre LGBTI+ est particulièrement riche cette année : formation des bénévoles aux questions spécifiques de santé (avec AIDES), conférences-débats en milieux très diversifiés, militantisme de rue au contact du grand public sur le thème de la Procréation Médicalement Assistée, convivialité : tous les angles d’attaque de la lutte contre les discriminations seront utilisés.

• Nous marchons pour l’égalité le 2 juin !

Pendant ce temps, nos associations œuvrent d’arrache-pied pour que la Marche des Fiertés LGBTI du 2 juin soit un succès. Pour l’heure, les militant·e·s travaillent à la communication autour de cet événement qui serait impossible sans l’engagement de dizaines de soutiens et de partenariats des associations, syndicats, partis politiques et commerces locaux. Et comme à chaque année, nous pouvons compter sur le soutien sans faille du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle. Notre association fait par ailleurs appel à une quarantaine de bénévoles pour assurer à nouveau la réussite de cet événement majeur.
Le choix du mot d’ordre 2018 et du visuel qui lui est associé s’inscrit dans la tradition d’Équinoxe, qui célèbre ses 10 ans : sans céder ni aux compromissions ni à la démagogie, nous avons adopté une ligne militante claire, assise sur des revendications compréhensibles pour le grand public, déclinée graphiquement avec humour mais sobriété.

• L’égalité est un éternel combat !

Nos associations sont pleinement solidaires de tous les combats pour l’égalité des droits. À ce titre, l’Association Nationale Transgenre (ANT) a épinglé la CAF de Meurthe-et-Moselle pour le refus de respecter la civilité des personnes transgenres et des personnes homosexuelles mariées. Cette marche est l’occasion de rappeler que les personnes LGBTI sont encore aujourd’hui malmenées par des institutions pourtant supposées assurer la garantie des droits fondamentaux.
Le combat pour l’égalité, pour lequel nombre de nos prédécesseurs sont morts, est aussi un combat pour la vie et notamment pour la liberté de fonder une famille sans rien renier de ce que nous sommes. Cette année sera marquée par les débats autour de la loi bioéthique, notamment la question de la Procréation Médicalement Assistée. Cette promesse présidentielle gît encore, agonisante, sur le perron de l’Élysée.
À l’occasion des réunions organisées dans le cadre des « États Généraux de la Bioéthique », l’Église catholique et ses zombies de « La Manif Pour Tous » se sont déchaînés verbalement contre nos droits. Les véritables desseins de cette organisation sont désormais publics : outre son opposition à l’ouverture de la PMA aux lesbiennes, La Manif Pour Tous a désormais pris position contre la PMA avec tiers donneur, y compris pour les hétérosexuel·le·s ! Notre combat est donc bien celui de toute la société.
Chasse aux débouté·e·s de l’asile avec la Loi Asile et Immigration, statu quo sur le changement d’état civil libre et gratuit, inaction sur les questions de santé LGBTI (à l’heure où l’hôpital public est dans une mauvaise passe) : l’actualité témoigne de la pertinence de notre action sociale et militante.

• Quand Laurent Hénart se paie des indulgences…

Nous regrettons une fois de plus cette année le manque de professionnalisme de la majorité municipale nancéienne. Il ne suffit pas pour Laurent Hénart de s’offrir quelque indulgence en faisant à nouveau un gros chèque de 10 000 € à son association-vitrine officielle, pourtant fermée au public depuis plusieurs mois dans la plus grande opacité, en rémission de ses péchés. Il s’agit là d’une énième opération de pinkwashing qui ne doit tromper personne.
La Ville de Nancy se paie même le culot d’organiser en ses locaux une manifestation « spéciale lutte contre la transphobie » le jeudi 17 mai, alors que ses services d’état civil envoient, aux personnes transgenres qui ont pu changer de prénom (dans le cadre de la récente loi de fin 2016), des notifications à leur ancien nom et en utilisant la mauvaise civilité !
Appeler une femme transgenre « Monsieur » (et inversement) pour lui signifier son changement de prénom est le fondement même de la transphobie administrative permanente que subissent les personnes concernées ! Mais, arrogante et anti-Centre LGBTI, la majorité municipale continue de se passer délibérément de l’expertise de terrain de l’Association Nationale Transgenre et d’Équinoxe, préférant dilapider l’argent du contribuable dans son « Tonneau des Danaïdes LGBTI ». Dont acte.
Comme chaque année à Nancy, et particulièrement en 2018 avec une actualité LGBTI glaçante (cf. « affaire Moussa », homosexuel guinéen, militant de AIDES à Nîmes, en passe d’être expulsé vers son pays d’origine où il risque la mort), nos actions en faveur de l’égalité des droits s’accompagnent encore de cris de protestation contre les homophobes et les transphobes de tous poils. Nos associations continueront de s’engager coûte que coûte en faveur de l’émancipation des personnes LGBTI+, qu’elles soient françaises ou non, en France et à l’étranger.

Samedi 4 juin : marche des fiertés LGBT à Nancy

A Nancy, le 3 février 2016
La prochaine édition de la Marche des Fiertés LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres) de Nancy aura lieu le samedi 4 juin 2016.
Elle sera organisée par Équinoxe Nancy, épaulée par ses partenaires du Centre LGBT Lorraine-Sud, en particulier l’Association Nationale Transgenre (ANT) et les étudiant-e-s LGBT de Spoutnik Nancy, ainsi que par les nombreux membres de soutien de l’événement, parmi lesquels figurent des syndicats de salariés et d’étudiants, des associations des Droits de l’Homme, des entreprises LGBT-friendly, des partis politiques et quelques élu-e-s prenant position publiquement pour l’ensemble de nos principales revendications.
Depuis 2015, celles-ci demeurent hélas inchangées :
– l’application du mariage républicain dans toutes les mairies et pour tous les couples binationaux ;
– l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes ;
– le changement d’état civil libre et gratuit, en mairie, pour les personnes transgenres ;
– la réintégration des homosexuels et bisexuels masculins dans le circuit transfusionnel aux mêmes conditions que les autres donneurs.
Pour cette dernière édition avant la prochaine élection présidentielle, notre état d’esprit général est à la colère face aux renoncements répétés du pouvoir exécutif, qui a sacrifié l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et le respect des personnes transgenres à travers le changement d’état civil libre et gratuit, au nom des archaïsmes religieux défendus par la « Manif pour Tous ».
Gouverner au nom de la peur des intégristes homophobes, transphobes et sexistes, préférer diviser les Français-es au lieu de les rassembler par la solidarité et l’égalité des droits, n’est assurément pas le chemin pour construire une société apaisée où il fait bon vivre ensemble.

Le message politique et militant qui sera délivré sera donc clair : si les élu-e-s veulent les voix des mouvements progressistes en avril 2017, ils doivent agir avant !

Après le grand succès populaire et festif de l’édition du 30 mai 2015, qui avait rassemblé plus de 2000 personnes d’après la police, la Marche 2016, qui traversera à nouveau tous les quartiers les plus fréquentés de Nancy, attend un succès au moins équivalent.
 

LETTRE À FRANCE

A Nancy, le 19 avril 2016

Le samedi 4 juin prochain se déroulera la Marche des Fiertés Lesbienne, Gay, Bi et Transgenre (LGBT) de Nancy. Organisée par Équinoxe Nancy, ses partenaires du Centre LGBT de Lorraine-Sud (Association Nationale Transgenre, Spoutnik Nancy) et de nombreux partenaires issus des milieux associatifs, syndicaux et politiques progressistes, cette manifestation est le principal événement LGBT du sud lorrain, rassemblant au moins 2000 personnes.

Il s’agit de la dernière édition de cette marche avant les échéances électorales de 2017 : l’élection présidentielle en avril-mai, puis les élections législatives en juin. Fidèles à notre tradition revendicative et combative, nous souhaitons rappeler avec force notre colère face aux renoncements coupables du gouvernement socialiste, qui a trahi nombre de promesses électorales en matière de droits LGBT, et qui assume désormais ouvertement sa crainte de La Manif Pour Tous et consorts.

Certes, comme dirait l’autre, les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et dès 2012 nous avions mis en garde toutes celles et ceux qui avaient signé un chèque en blanc au candidat Hollande. Issu d’un courant politique « prudent » – pour ne pas dire frileux – sur les questions LGBT, François Hollande a hélas confirmé tous les doutes que nous avions placés en lui. Il y a certes eu le « mariage pour tous » de 2013, caution progressiste du président. Mais ce gouvernement aurait dû faire adopter ce texte plus rapidement, pour interrompre cette interminable mobilisation des mouvements réactionnaires voire ouvertement néofascistes, et la violente résurgence de l’homophobie et de la transphobie, dont on mesure la gravité des conséquences pour nous. Enfin, cette réforme ne nous fera pas fermer les yeux sur les oublis volontaires du gouvernement :

  • La procréation médicalement assistée (PMA) reste réservée aux femmes hétérosexuelles et mariées (ou en couple depuis au moins 2 ans), excluant toutes les femmes lesbiennes et célibataires qui doivent s’exiler pour simplement concevoir leur enfant.
  • Les personnes transgenres sont toujours stérilisées de force pour obtenir un état civil en concordance avec leur apparence, les plaçant dans une intolérable précarité face à l’emploi, au logement, à la protection sociale et à de nombreuses démarches élémentaires du quotidien.
  • Les homosexuels et bisexuels masculins restent discriminés face au don du sang, ou dans le meilleur des cas soumis à très puritaine obligation d’abstinence de 12 mois.

Il reste moins d’un an au gouvernement et à sa majorité pour agir, et suivre la voie d’un nombre croissant d’États qui avancent résolument vers l’égalité des droits. Pour ne citer que le changement d’état civil libre et gratuit en mairie des personnes transgenres, rappelons par exemple que le Parti Socialiste français est beaucoup plus conservateur et répressif que les droites colombienne, argentine ou encore norvégienne

Pour voter efficacement en 2017, nous nous assiérons sur les promesses ! Nous exigeons l’égalité et nous enverrons un message sans équivoque le 4 juin prochain :

AGISSEZ ou DÉGAGEZ !

Nous dévoilons à l’occasion de ce communiqué le visuel officiel de la Marche des Fiertés LGBT de Nancy 2016 :

Meurtre transphobe de Jeannot : CONTINUER LE COMBAT CONTRE LES PRÉDICATEURS DE HAINE

A Nancy, le 1er août 2016

Équinoxe Nancy appelle à rendre hommage à Jean-Pierre Humblot, pour le 13e anniversaire de sa mort, lors de la cérémonie organisée le 1er août à 18h30 sur la stèle érigée à sa mémoire.
Notre association entend ainsi rappeler les enjeux de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, et rendre hommage à un personnage reconnu et emblématique des combats portés par Équinoxe depuis sa création.
Le 1er août 2003, Jean-Pierre Humblot a été sauvagement assassiné alors que Nancy était frappée par une vague d’agressions homophobes et transphobes. La cérémonie annuelle à sa mémoire vise à rappeler la nécessité d’éradiquer toutes les formes de violences LGBT-phobes.
Le massacre d’Orlando du 12 juin 2016 aux États-Unis nous le rappelle : l’homophobie et la transphobie tuent encore massivement. Au-delà du chagrin et du soutien aux victimes et à leurs proches, les États du monde doivent s’engager concrètement et collectivement dans la lutte contre tous les intégrismes qui conduisent aux pires violences. La lutte contre l’idéologie djihadiste, diffusée par des prédicateurs de haine financés sans contrôle par des États alliés de la France en est assurément une composante.
Toutefois, l’actualité nous montre que les djihadistes ne sont pas isolés dans la croisade internationale contre les personnes LGBT. Ils ont des allié-e-s de fait bien de chez nous !
Quelle ironie de constater que des partisans engagés aux côtés de La Manif Pour Tous (comme Christine Boutin ou – plus localement – Valérie Debord) ont cru bon d’exprimer leur solidarité aux victimes d’Orlando, après avoir contribué à la propagation des discours de haine lors du « débat » sur l’ouverture du mariage républicain aux couples de même sexe ! Quelle ironie de lire qu’André Vingt-Trois – archevêque de Paris et opposant farouche à l’égalité des droits – fait le lien entre les attentats en France et « la légalisation des déviances », après avoir exprimé son « effroi » face aux attaques d’Orlando ! Ces contradictions ne sont pas soutenables et nous ne sommes pas dupes de ces forfanteries intéressées.
La commémoration en hommage à Jeannot nous rappelle constamment au devoir de mémoire et à la responsabilité face à tous les discours de haine. Équinoxe Nancy continuera de s’impliquer dans le travail de mémoire nécessaire à la lutte contre l’homophobie et la transphobie, tout en maintenant une position critique intransigeante face à celles et ceux qui entendent s’approprier nos combats sans payer le prix d’un positionnement ferme et sans la moindre ambiguïté !
Contacts : Jérémy BAUDOIN • Président // Kévin GALET • Secrétaire
 

JOURNÉE MONDIALE DE PRÉVENTION DU SUICIDE : NE RESTEZ PAS SEUL-E-S !

A Nancy, le 10 septembre 2016
D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus de 800 000 personnes par an meurent en se suicidant ; le nombre de tentatives est évidemment bien plus important. Plus de 10 000 personnes disparaissent chaque année en France (pour près de 200 000 tentatives) par suicide, qui est la 2ème cause de mortalité chez les 15-24 ans (après les accidents de la route) et la 1ère chez les 25-34 ans, ce qui la place parmi les pays européens les plus touchés.
Si l’on zoome sur les populations lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI), les chiffres sont encore plus frappants. Elles se suicideraient – selon l’estimation la plus basse – 4 fois plus que la moyenne. 30% des jeunes transgenres auraient fait au moins une tentative. Aucune classe d’âge n’est épargnée, mais les plus jeunes et les plus âgé-e-s sont les principales victimes.
SORTIR DE L’ISOLEMENT, BRISER LES TABOUS
Ce samedi 10 septembre a lieu la Journée mondiale de prévention du suicide. Tout au long de l’année, nos associations se mobilisent pour apporter écoute, soutien et entraide à l’égard des personnes LGBTI qui sont isolées, en questionnement, en difficulté et/ou discriminées à raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre.
Notre action ne se limite pas à agir au contact des personnes directement touchées par le mal-être. Par notre combativité face aux discriminations d’État, nous exigeons l’égalité des droits, sans concession, pour fournir un bouclier juridique et judiciaire aux personnes LGBTI. Un-e citoyen-ne protégé-e par la loi est un-e citoyen-ne en meilleure sécurité psychologique.
Enfin, l’une de nos missions est de sensibiliser inlassablement au poids des mots qui blessent et qui tuent, en particulier dans les médias de masse, à l’heure où se gausser des « travelos » sur TF1 ou des « madame-monsieur » sur Canal+ est encore considéré comme acceptable en 2016, au mépris des personnes écrabouillées au quotidien par les préjugés et les agressions de toutes sortes.
NE RESTEZ PAS SEUL-E-S : DES ASSOCIATIONS SONT LÀ POUR VOUS AIDER
À travers le Centre LGBT du Point Central, Équinoxe, Spoutnik Nancy et l’Association Nationale Transgenre unissent leurs forces à Nancy et en Lorraine pour venir en aide à toutes les personnes LGBTI et leurs proches, sans distinction.
Nous invitons toutes les personnes isolées à se rapprocher des associations LGBT, à Nancy comme ailleurs, pour trouver une écoute bienveillante et une communauté de valeurs, et afin de faire reculer durablement le mal-être, qui peut déboucher sur le suicide ou entraîner de nombreuses conduites à risques. Enfin, nous appelons l’ensemble des pouvoirs publics à prendre enfin la mesure du problème : outre les agressions et les crimes commis, les LGBT-phobies provoquent des milliers de suicides chaque année.
Face aux LGBT-phobies, tolérance zéro !
 
CONTACTS :

  • Jérémy BAUDOIN – Président Équinoxe Nancy
  • Kévin GALET – Animateur Spoutnik Nancy
  • Delphine RAVISÉ-GIARD – Porte-parole Association Nationale Transgenre

Pour Laurent Hénart, le Centre LGBT de Lorraine-Sud ne vaut pas un rond !

A Nancy, le 5 mars 2015
Depuis la création du Centre LGBT de Lorraine-Sud en 2008 à Nancy, la Ville de Nancy a toujours été l’un de nos partenaires. Cet engagement a été renouvelé chaque année, notamment à travers le versement annuel d’une petite subvention de fonctionnement.L’arrivée à la Mairie de Laurent Hénart a marqué un bouleversement total dans la volonté d’accompagner le mouvement LGBT local. 
Le 18 avril 2014, lors de la nomination de Pierre de Saulieu – qui fut responsable régional de la Manif pour Tous – aux écoles municipales de Nancy, Équinoxe avait vivement dénoncé ce mariage contre-nature pour M. Hénart, autrefois habitué à soutenir les revendications LGBT. Nous redoutions, dans ce contexte nouveau, une baisse des subventions municipales. Notre inquiétude était plus que fondée : après 7 années de collaboration, la Ville de Nancy ne versera aucune subvention à Équinoxe ! 
Notre demande du printemps 2014 était jusqu’ici restée lettre morte. Il aura fallu une intervention de l’élu d’opposition Antoine Le Solleuz au conseil municipal du 15 décembre, pour que la majorité daigne faire preuve du minimum de courtoisie attendu d’un maire en nous apportant une réponse officielle fin janvier 2015, sans doute pour fêter l’anniversaire d’Équinoxe…
Une décision absurde, contraire à l’héritage d’André Rossinot
La Ville de Nancy, qui se gargarise d’être à la pointe de la lutte contre les discriminations, affiche là tout son mépris pour le travail de nos bénévoles. Équinoxe s’interroge désormais ouvertement sur les critères d’attribution des subventions municipales. Première association de Nancy et de Lorraine-Sud, forte de plus de 100 membres, reconnue d’intérêt général et agréée « Jeunesse & Education Populaire par les ministères, organisatrice de la Marche des Fiertés de Nancy, fortement impliquée au niveau national dans la Fédération LGBT, ayant récemment remporté deux procès pénaux contre des agresseurs homophobes, et distribuant annuellement plusieurs milliers de préservatifs dans l’agglomération, entre autres actions,  Équinoxe est un acteur incontournable de la citoyenneté locale, dont les actions régulières en direction de tous les publics ponctuent toute l’année la vie des Nancéien-ne-s.
Que faut-il de plus pour bénéficier de la considération du Maire et de son adjointe aux Droits de l’Homme ?
Lutter réellement contre les discriminations !
Le Centre LGBT de Lorraine-Sud voit malgré tout l’avenir en toute liberté et en toute indépendance. C’est pourquoi nous lançons un appel à la générosité des Nancéien-ne-s pour promouvoir l’égalité et pour lutter contre l’intolérance. Soutenir Équinoxe en faisant un don (offrant une réduction d’impôt des deux tiers du don), c’est défendre la liberté d’expression, c’est soutenir une association efficace, et c’est lutter réellement contre les discriminations !
De justes droits ne se mendient pas, ils se conquièrent ! Et Laurent Hénart peut donc se le tenir pour dit : nous savonner la planche ne suffira pas à affaiblir notre détermination !
Mobilisés comme jamais,  nous donnons rendez-vous à tous les défenseurs de l’égalité, samedi 6 juin 2015 à Nancy, pour la Marche des Fiertés LGBT, co-organisée par Équinoxe et l’ANT, et soutenue par de nombreux autres partenaires.

SIGNATURE D’UNE “CHARTE LGBT” PAR LA VILLE DE NANCY : PAROLES, PAROLES…

A Nancy, le 6 octobre 2017
Ce jeudi 6 octobre, la Ville de Nancy signera à la Galerie Thermale une « charte d’engagement LGBT ». Rien ne dit pourtant, une fois les bulles de champagne évaporées, que Laurent Hénart rompra avec ses amis de La Manif pour Tous !
Équinoxe se désole de cette énième tentative de pinkwashing, tant la politique municipale en matière de lutte contre les LGBT-phobies est ambiguë, pour ne pas dire contradictoire. Depuis l’élection de Laurent Hénart, la Ville de Nancy n’a en effet eu aucun problème à intégrer dans son conseil municipal des éléments moteurs de la Manif pour Tous. La signature de cette charte s’inscrit ainsi dans la logique « des opérations de com’ » de la majorité municipale, destinées à générer du clic et du « like », au détriment de toute action concrète ou de prise de position sérieuse.
Aussi volontariste soit-elle, cette charte n’a aucune réelle valeur juridique. Signataire de ce texte sympathique, initié par L’Autre Cercle, association dont l’objet est de lutter contre l’homophobie en milieu professionnel, la BNP-Paribas vient pourtant d’être lourdement condamnée (600.000€ !) pour discrimination homophobe ! Comme le souligne la victime, soutenue par le Défenseur des Droits, « C’est bien que BNP-Paribas signe la Charte d’Engagement LGBT, il lui ne reste plus qu’à la respecter : mes harceleurs ont été promus et non pas sanctionnés. »
Nous le redisons à Laurent Hénart et à ses adjoints : rien ne vaut les garanties d’un accord signé entre les représentants des personnels et la municipalité, pour lutter efficacement contre l’homophobie et la transphobie. Et là, nous attendons toujours…
Cette situation paradoxale fait écho à la récente polémique provoquée par l’association Le Refuge, son directeur général n’hésitant pas à remercier par tweet Valérie Debord pour son « engagement ». La même Valérie Debord, adjointe de Laurent Hénart, qui a défilé en tête des cortèges de la Manif pour Tous ! Rappelons qu’en 2013, une vague d’homophobie et de transphobie déferlait sur la France, provoquant une hausse du nombre de mises à la porte de jeunes LGBT par leurs parents… Le nombre global de signalements à SOS Homophobie était lui en hausse de 80%, et se maintient depuis à un niveau inquiétant !

Rappelons enfin que la Ville de Nancy version Laurent Hénart combat l’action des deux plus grosses associations LGBT locales, Équinoxe et l’Association Nationale Transgenre, qui ont pour seul tort d’être particulièrement revendicatives et indépendantes. À ce jour, Équinoxe gère et anime à Nancy un des plus importants Centres LGBT de France, mais surtout le seul à bénéficier d’une subvention municipale de… 0€ ! Laurent Hénart préfère manifestement dilapider l’argent du contribuable (près de 25.000€ depuis novembre 2014) dans sa propre Maison LGBT, absolument docile et fermée au public depuis près de 3 mois…


Nous appelons la majorité UDI-LR de Nancy à changer résolument de braquet dans sa prétendue « lutte sans concession contre l’homophobie et la transphobie ». Plutôt que de prendre la pose devant les objectifs sur des engagements factices, nos élu-e-s doivent saisir l’opportunité des imminentes échéances électorales pour soutenir publiquement et dans les assemblées nos revendications, en particulier l’ouverture de la PMA à toutes les personnes aptes à porter un enfant, et le changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes transgenres, en conformité avec les textes du Conseil de l’Europe votés par la France.
La municipalité doit également soutenir (financièrement et politiquement) les associations du Centre LGBT de Lorraine-Sud, qui totalisent près de 250 membres, occupent un rôle central dans la Fédération LGBT nationale, et qui sont les seules à Nancy à pouvoir se porter parties civiles auprès des victimes d’agressions et de discriminations.
 
Contacts : Jérémy BAUDOIN • Président / Kévin GALET • Secrétaire