Archives de catégorie : Vie de l’association

Actualités relatives à la vie de l’association

Equinoxe : mode d’emploi

Les temps d’ouverture du Centre LGBTI+ ont évolué. Avec le succès grandissant de l’association depuis son installation au centre ville, à deux pas du point central, les permanences bihebdomadaires sont régulièrement bondées (en moyenne 25 personnes, avec des pointes à 40 personnes). De janvier à juin, nous avons enregistré plus de 1000 entrées.

Permanences généralistes

Les permanences généralistes ont lieu pendant les cafés associatifs, le mercredi de 19h30 à 21h30 et les samedis de 14h à 17h.  Ouverts à tou·te·s, le café associatif est un moment convivial. L’association met à disposition du public des boissons chaudes (thé ou café). L’entrée est libre. A cette occasion, toute personne qui le demande peut bénéficier d’un accueil-écoute personnel et confidentiel. 

Permanence de l’ANT

Nos partenaires de l’ANT (Association Nationale Transgenre), membre depuis toujours d’Equinoxe, organisent deux permanences par mois :

  • Le 2e dimanche du mois de 14 h à 17h
  • Le 3e mardi du mois de 19h à 22h.

A cette occasion, vous pouvez partager un moment de convivialité avec les militant·e·s mais aussi bénéficier d’un accueil-écoute personnel par des bénévoles formé·e·s.

Activités culturelles et conviviales

Le centre ouvre également à d’autres occasions, indiquées dans notre agenda 📅. Ainsi, de temps à autres, nous ouvrons le bar associatif le samedi soir, de 19h à 22h, pour que chacun·e puisse partager un moment convivial dans un cadre agréable. De même, le centre ouvre ses portes à l’occasion du ciné-club un dimanche par mois.

Réunion hebdomadaire

La plupart des événements mentionnés ci-avant sont libres. Chacun·e peut s’y rendre librement, mais sans avoir adhéré. Chaque semaine, les membres de l’association peuvent également se rendre aux réunions hebdomadaires destinées à travailler et à échanger.

Ces réunions sont consacrées au travail, soit entre tous les bénévoles qui le souhaite, soit dans le cadre des 5 commissions de l’association :

  • Commission Marche des Fiertés LGBTI+ 🏳️‍🌈
  • Commission Santé ⚕
  • Commission Éducation 👨🏼‍🏫
  • Commission Culture et Convivialité 🎼🎞
  • Commission Jeunesse 👧🏼👦🏽

Pour connaitre le mandat attribué à chaque commission, vous pouvez vous rendre ici. Pour y participer, il suffit de le demander en prenant contact avec l’association.

Assemblée générale d’Équinoxe : une asso’ qui grandit et qui mûrit

Le 21 janvier 2017, lors de sa neuvième assemblée générale, Équinoxe Nancy a réuni ses membres dans les locaux du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, en présence des associations du Centre LGBT de Lorraine-Sud.
À cette occasion, le bureau de l’association a présenté son bilan, en présence de Delphine RAVISÉ-GIARD (porte-parole de l’Association Nationale Transgenre), d’Audrey PENVEN (responsable de Spoutnik Nancy) et de Stéphanie NICOT (Présidente de la Fédération LGBT). Nous y avons rendu compte de nos activités, marquées cette année par la campagne à destination des jeunes adultes, par les demandes en provenance du secteur éducatif, mais aussi par l’accueil d’un nombre croissant de réfugié·e·s LGBTI dans nos locaux.
Cette croissance des activités va de pair avec la croissance du nombre d’adhérent·e·s : 163 à jour de cotisation cette année, soit une augmentation de 29 %. Nous avons dégagé des priorités pour faire face à cette progression : une meilleure maitrise du droit et de l’accueil des réfugié·e·s, le renouvellement des responsables associatifs par la formation des jeunes, dès la rentrée prochaine, et l’approfondissement du projet éducatif de l’association. En outre, en dépit d’un conseil d’administration mixte et divers depuis 2008, Équinoxe travaillera à mieux intégrer les femmes et toutes les minorités dans ses instances pour être encore plus représentative.
Financièrement, la générosité de ses membres et le soutien du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle permettent pour l’instant à Équinoxe d’assurer la pérennité de ses activités. Toutefois, la subvention versée par le Conseil départemental a été revue à la baisse, probablement en raison de la disette budgétaire actuelle. Pour l’heure, outre l’absence de subvention de la Ville de Nancy depuis 2014, nous sommes tributaires d’un contexte national de réduction des subventions publiques qui menace l’avenir de nos financements. Le contexte électoral a été largement discuté. Nous suivrons les scrutins présidentiels et législatifs avec attention, en nous appuyant sur le contenu des programmes des différents candidats et candidates, sans appel au vote. Il est clair, en l’espèce, que la PMA sera la pomme de discorde de ces élections.
La Ville de Nancy a récemment demandé à rencontrer nos associations. Malgré un contentieux très lourd (intégration de leaders régionaux de La Manif Pour Tous au conseil municipal, suppression de toute subvention au Centre LGBT de Lorraine-Sud, soutien financier massif à des groupuscules gays marqués politiquement à droite, etc.), les associations du Centre LGBT ont accepté ce rendez-vous, qui s’est tenu à l’Hôtel de Ville le 12 janvier 2017. Nous avons rendu compte de ces discussions à nos adhérent·e·s. Nous y avons notamment exprimé notre inquiétude face au choix de Laurent Hénart, maire de Nancy et président du Parti Radical, de soutenir François Fillon (hostile à tous nos droits et anti-IVG notoire) à l’occasion de l’élection présidentielle (après avoir soutenu Alain Juppé à la primaire de la droite…). La Ville ne nous ayant pour le moment pas fait connaître ses propositions éventuelles, aucun partenariat n’est à l’ordre du jour pour l’instant. Laurent Hénart veut-il, au-delà des élections du printemps 2017, renouer un dialogue constructif avec le Centre LGBT de Lorraine-Sud ?[1] L’avenir le dira.
Nous pouvons donc nous réjouir d’un bilan remarquable, largement validé par nos membres. Comme tout bilan, il reste perfectible : notre association doit en effet travailler aux conséquences de l’accroissement et de la diversification de ses activités, en particulier en améliorant son fonctionnement et en diversifiant ses ressources (les dons, par exemple, doivent être encouragés). Le fonctionnement interne du Centre LGBT et de ses trois associations partenaires (Équinoxe Nancy, l’Association Nationale Transgenre et Spoutnik Nancy) fera l’objet d’une réflexion commune de nos structures au cours de l’année.
[1] Soulignons que Nancy est, actuellement, la seule ville de France où une municipalité a coupé toute subvention au Centre LGBT de la ville.
 

Equinoxe a 10 ans et s'engage dans l'unité

Communiqué de presse du 21 janvier 2018
Le 20 janvier 2018 au siège du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Équinoxe a convié ses membres à l’assemblée générale annuelle, qui vient de conclure sa dixième année d’existence, dans une forte unité symbolisée par l’approbation à l’unanimité des rapports d’activité et financier. L’occasion de faire le point sur nos activités.
Notre association compte désormais 181 membres à jour de cotisation, ce qui la place à égalité avec son homologue et aînée messine Couleurs Gaies. Constituée en Centre LGBT depuis février 2012, Équinoxe travaille main dans la main avec l’Association Nationale Transgenre et accueille désormais dans ses locaux le siège social de l’association étudiante Spoutnik et, depuis juin, l’Association Culturelle Gaie et Lesbienne des Sourds de France (ACGLSF).
Dix ans après sa fondation, les équipes de l’association ont évolué. Équinoxe n’a toutefois pas perdu une marque de fabrique qui a fait son succès : une fermeté implacable sur les revendications et l’indépendance vis-à-vis des élu·e·s. Sans sectarisme certes, mais sans compromission également. Partenaire du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle depuis ses débuts, le centre et ses associations membres travaillent chaque semaine à l’accueil des personnes LGBTI.
Cet accueil est organisé dans des conditions spartiates : locaux exigus, travail entièrement bénévole, matériel de récupération tous azimuts. Et pour cause : le Centre LGBTI de Nancy est sans doute le moins bien financé de France ! Même si le Conseil départemental nous a affirmé son soutien (y compris les élu·e·s d’opposition), notre trésorerie repose sur un volume de dons par nature fluctuant. Nous faisons alors avec les moyens du bord, avec détermination et solidarité.
Acteurs associatifs responsables, nous avions entamé un dialogue franc mais constructif avec la Ville de Nancy. Après une réunion électrique en janvier avec les élu·e·s de la majorité, nous avions accepté de porter la parole associative lors de l’hommage annuel à Jean- Pierre Humblot, victime d’un meurtre homophobe et transphobe le 1er aout 2003. Toutefois, cet évènement a été boycotté par l’Association Nationale Transgenre après que la Ville a refusé d’apporter une réponse honnête sur le dossier des notifications de changement de prénom. D’une main, la municipalité nous invitait au dialogue et, de l’autre, injuriait les nôtres. Que dire ? Que faire ? Pour l’heure, alors que l’échec très prévisible du projet municipal de « Maison LGBT » est désormais patent, nous avons d’autres chats à fouetter que de déblayer un champ de ruines.
Notre travail quotidien est marqué, depuis près de 2 ans, par l’accompagnement des personnes LGBTI en situation de demande d’asile. Plus de cinquante d’entre elles a passé nos portes, depuis l’ouverture d’un programme d’accompagnement entièrement bénévole. Notre travail consiste alors, en complément des travailleurs sociaux de l’ARS et des CADA, à renforcer une estime de soi malmenée par une gestion calamiteuse de l’État, à peaufiner les « récits de vie » envoyés à l’OFPRA et à la CNDA et à préparer les rudes entretiens où elles sont appelées à se rendre, pour « justifier », « prouver » leur orientation sexuelle et le danger que cette dernière leur fait courir.
Nous avons sensibilisé nos membres au parfum d’amateurisme qui se dégage de la gestion de ce dossier par les élus nationaux et locaux. Ainsi, la circulaire Collomb du 12 décembre 2017 remet en cause l’accueil inconditionnel des personnes en situation de demande d’asile : les proxénètes, trafiquants et autres magouilleurs s’en frottent les mains. La position des élus locaux visant à démanteler le centre d’hébergement de la Caserne Faron n’est guère mieux inspirée.
Comme à l’accoutumée, nous n’avons pas esquivé les enjeux des élections de 2017. Nous avons pris position point par point, localement et nationalement (via la Fédération LGBT). Un nouveau cycle politique s’est ouvert, et nous attendons l’égalité de traitement de tou·te·s citoyen·ne·s face à l’assistance médicale à la procréation, et un débat enfin apaisé sur la GPA, prenant en compte avant tout l’intérêt des enfants et des familles.
Quelques dossiers ont été, cette année et faute de temps, remisés à plus tard. Nous misons sur 2018 pour peaufiner notre organisation. Nous avons bénéficié de l’aide précieuse de nos partenaires de l’IREPS (Instance Régionale d’Éducation et de Promotion de la Santé), dans le cadre de nos travaux sur les interventions en milieu scolaire. Les partenariats fructueux engagés avec AIDES Lorraine devraient être reconduits cette année, là encore dans la convivialité et le souci permanent de proposer un service de qualité à l’ensemble de nos usager·e·s en matière de santé.
Après dix ans de travail déterminé, nous nous sommes donnés rendez-vous pour la Marche des Fiertés LGBTI en juin et pour la prochaine assemblée générale qui aura lieu en janvier 2019.