Dégradation homophobe du Centre LGBT de Lorraine-Sud

C’est avec consternation que l’association Équinoxe a constaté, ce mardi 3 juin 2014, au lendemain de la Marche des Fiertés LGBT nancéienne qu’elle a co-organisée avec le succès que l’on sait, une nouvelle dégradation de ses locaux. Plusieurs autocollants portant des croix celtiqueset des messages haineuxont été apposés sur la fenêtre en façade, remplaçant ostensiblement les couleurs arc-en-ciel.

Cette dégradation intervient 2 jours après le déploiement, au terme de la Marche de Nancy, d’une banderoleappelant les participants de la manifestation à « aller brûler en enfer », et tenue par 6 jeunes néo-fascistes.

C’est la seconde fois en un an que le Centre LGBT de Lorraine-Sudest la cible d’intimidations homophobes. Déjà, le 31 mai 2013, le tag « Homo anormo »avait recouvert notre porte d’entrée, à la veille de la Marche LGBT. De nombreux courriers d’injures avaient également été reçus dès novembre 2012.

Équinoxe Nancy Lorraine appelle à la solidarité l’ensemble des mouvements actifs dans la lutte contre toutes les discriminations et toutes les haines. Elle exhorte également l’ensemble des pouvoirs publics à être intransigeantsface à toutes les formes d’homophobie, de la plus insidieuse à la plus revendiquée, qu’elle soit bleue et rose ou carrément brune, afin de préserver de cette montée de la violence homophobe les victimes potentielles.

Équinoxe paie sans doute là sa forte visibilité et sa détermination, mais, contre toutes les tentatives d’intimidation, ses militants et ses adhérents poursuivront leur lutte, pacifique mais résolue, pour l’égalité des droits. Une plainte a été déposée ce mardi 3 juin auprès du Procureur de la République de Nancy, pour « menace de mort faite sous condition à raison de l’orientation sexuelle ».

Après la peine exemplaire infligée par le Tribunal de Grande instance de Paris aux agresseurs de Wilfred de Bruijn et Olivier Couderc, nous attendons à Nancy aussi un signe fort de la justice républicaine.

Sanctionner sans faiblesse les insultes et les menaces, c’est stopper les agresseurs potentiels avant qu’ils ne passent à l’acte. Pour vivre notre ville tous ensemble et en sécurité !